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LE CORBEAU ET LE RENARD

Un corbeau, ayant volé un morceau de viande, s’était perché sur un arbre. Un renard l’aperçut, et, voulant se rendre maître de la viande, se posta devant lui et loua ses proportions élégantes et sa beauté, ajoutant que nul n’était mieux fait que lui pour être le roi des oiseaux, et qu’il le serait devenu sûrement, s’il avait de la voix. Le corbeau, voulant lui montrer que la voix non plus ne lui manquait pas, lâcha la viande et poussa de grands cris. Le renard se précipita et, saisissant le morceau, dit : « Ô corbeau, si tu avais aussi du jugement, il ne te manquerait rien pour devenir le roi des oiseaux. »

Cette fable est une leçon pour les sots.

La Fontaine s’est sûrement inspiré d’Esope. La fin montre que le corbeau se laisse séduire par le renard et nous sommes comme ces corbeaux qui se sont laissé séduire par les richesses de ce monde en sacrifiant nos frères sur l’autel du profit comme de la viande.

La viande et le corbeau sont les éléments identiques au passage des corbeaux d’Elie qui apporte la viande et le pain le matin et le soir. Je fais le parallèle parce les images sont étrangement identiques.

 

Les corbeaux sont comme des hommes avides attirés par le pouvoir et l’argent, ils sont idolâtres et superstitieux. Ils n’ont aucune reconnaissance envers leur prochain . Et quand tout va mal, il implore Dieu, qu’il leur vienne en aide. Une fois l’orage passé ils reviennent à leur prostitution.

 

LE CORBEAU ET HERMÈS

Un corbeau pris au piège promit à Apollon de lui brûler de l’encens ; mais sauvé du danger, il oublia sa promesse. Pris de nouveau, à un autre piège, il laissa Apollon pour s’adresser à Hermès, à qui il promit un sacrifice. Mais ce dieu lui répondit : « Misérable, comment me fierais-je à toi, qui as renié et frustré ton premier maître ? »

Quand on s’est montré ingrat envers un bienfaiteur, on n’a plus, si l’on tombe dans l’embarras, à compter sur aucun secours.

Dans leur second malheur, les hommes n’auront aucun secours sauf ceux qui auront été fidèle jusqu’au bout .Le second malheur rappelle celui de la seconde mort dans l’Apocalypse.

Cette Fable complète le verset de la bible suivant.

 

LE CORBEAU ET LE SERPENT

Un corbeau à court de nourriture aperçut un serpent qui dormait au soleil ; il fondit sur lui et l’enleva. Mais le serpent se retourna et le mordit, et le corbeau, sur le point de mourir, dit : « Je suis bien malheureux d’avoir trouvé une aubaine telle que j’en meurs. »

On pourrait dire cette fable à propos d’un homme que la découverte d’un trésor met en péril de mort.

Le symbole du serpent est la connaissance. C’est un trésor comme l’éternité qui vaut plus que les richesses du monde. Le corbeau a trouvé une science qui dormait à la vue de tout le monde, mais il en été aveugle.

Comme le Livre de Vie de l’agneau, la connaissance fait mourir, d’autant plus si on en est mordu(passionné).

 

Les symboles de la Bible collent étrangement à ceux des Fables d’Esope. Je ne serais pas surpris qu’ils aient la même origine : la parole de Dieu, la sagesse de l’Univers.

 

 

Tag(s) : #Les animaux

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